Impact Social du vol des photographies 

Le vol de photos est une pratique assez courante dans la vie de tous les jours. Par exemple, la photographie de rue en a besoin pour avancer dans la création des meilleures images. Entre autre, le journalisme requiert une utilisation exhaustive des images afin de mieux raconter une histoire. D’où l’importance de la richesse graphique d’un journal, un magazine ou un site web. Après tout, une image vaut plus que mille mots.

Chaque pratique a ainsi des répercussions plus ou moins importantes dans notre société. Le vol des photos dans la photographie de rue est pratiquement imperceptible malgré l’intérêt croissant de nouveaux artistes à cette activité. L’explication est l’impopularité de cette discipline artistique par rapport à d’autres comme l’activité sportive ou musicale.

En revanche, l’impact du photojournalisme est très important. Il est présent dans n’importe quel media de masse. De plus, étant professionnels, les photographes tendent à surpasser leurs limites afin d’obtenir de très bonnes images. Par exemple, les paparazzis qui envahissent la vie privée des celebrités.

Le photojournalisme

Le photojournalisme est le fait de prendre des photographies dans le but d’informer et raconter une histoire, événement ou fait d’actualité à travers des images de façon précise et honnête. Il est souvent associé au journalisme traditionnel comme un complément d’information chez les grands groupes de presse. Ceci se fait dès l’apparition de la photographie et des premiers photojournalistes en 1846.

D’autre part, il existe des artistes qui consacrent leur temps à faire des reportages indépendants. Ils sont ceux qui immortalisent les crimes et toutes les calamités produites par les guerres, les conflits sociaux, les sujets les plus controversés.

Que ce soit l’un ou l’autre, leur travail les oblige à voler des photos pour capturer le moment précis où, par exemple, un officier de police tire sur le corps d’un manifestant lors d’une manifestation, un homme est trouvé après 4 jours enterré sous les décombres d’un édifice après un séisme qui a détruit la ville, etc. Les photojournalistes rendent un service à la société en gardant un registre des événements importants. C’est pourquoi la législation citée lors du chapitre précédent ne s’applique pas lorsqu’ils exercent leur profession. Ils ne sont pas obligés de demander une autorisation pour la diffusion des images prises dans un lieu public.

Il existe des exemples très célèbres des photographes qui étaient au bon moment et au bon endroit pour immortaliser des épisodes récents de notre histoire. Par exemple, “The Man Against the Tanks” qui montre l’image d’un étudiant debout en face des tanks de l’armée chinoise. Les soldats chinois cherchaient à réprimer violemment les manifestations de la place de Tian’anmen. Cette photo représente parfaitement la nature et la violence appliquée contre le mouvement “Tian’anmen spring”.

« The Man Against the Tanks » dans la place de Tian’anmen

On peut citer ainsi d’autres exemples comme “How did Darfur happen” ou “Demise of the Dictators”. Non seulement ces photos font maintenant partie de notre histoire de même que les événements qu’elles représentent, mais encore leur créateurs sont devenus des photographes célèbres. La première montre une refugiée en train de se protéger de la pluie lors d’une tempête à Kass, dans le sud de Darfur, Sudan lors de la Crise de Darfur du 2004. Paolo Pellegrin essaie de représenter la crudité de la guèrre via cette image. De même, « Demise of the Dictators » montre les contestations populaires produites pendant la Révolution Arabe du 2011 (Le Printemps Arabe).

“How Did Darfur Happen?”, New York Times Magazine, October 17, 2004, p. 6.
“Demise of the Dictators”, Newsweek, February 14, 2011, pp

Mais il n’est pas nécessaire d’être un photojournaliste célèbre pour réussir à capter les faits importants d’actualité. En effet, l’avancée technologique a permis d’avoir des smartphones avec caméra ou d’acheter des appareils-photo semi professionnels à bas prix. En conséquence, il est possible d’avoir une trace de n’importe quel événement extraordinaire, car même ses acteurs peuvent l’enregistrer.

Fanatics du PSG avant une match de football

Il est ainsi parfois nécessaire de voler des photos pour avoir une trace des événements transcendantaux de notre société et de notre histoire.

Les paparazzis

Le photojournalisme a évolué depuis sa naissance au 19e siècle. Il a vu apparaitre de nouvelles techniques de photographie, de nouvelles avancées technologiques et des nouveaux sujets. Le métier du journaliste a évolué aussi en abordant plus de sections, celles sportive, culturelle, politique et celle dédiée aux spectacles. Ce dernier domaine est maintenant celui qui génère le plus d’argent chez les groupes de presse à cause de l’apparition des célébrités, le succès de l’industrie cinématographique et de la télévision.

En conséquence, les acteurs les plus fameux sont considérés comme des « dieux ». Ils sont admirés par des milliers de personnes qui, à cause de leur curiosité, sont attirés par leur vie. Donc, les journaux sont prêts à payer des montants exorbitants afin d’avoir des images exclusives de la vie des célébrités.

Malheureusement, il y a souvent un intérêt malsain des photojournalistes de spectacle pour avoir les meilleures images. Ils sont capables de “chasser” les artistes et même d’envahir leur vie privée. Ceux qui le font sont appelés “paparazzis”. Leur but principal est “voler” des photographies des personnes fameuses afin d’écrire un bon article, les publier sur internet ou les vendre à des journaux.

La vente des photographies de célébrités est très rentable. Une seule image peut valoir des milliers de dollars. Par exemple, une photo de Justin Bieber utilisant un t-shirt avec le mot “Nigga” écrit dessous a été vendu à $80000. C’est pourquoi les paparazzis font tout ce qui est possible pour avoir les images les plus attractives et/ou controversées. De plus, ils sont protégés par les mêmes lois que les photojournalistes. Donc, ils n’ont pas besoin d’autorisation pour publier les images prises dans des lieux publics. Ceci donne lieu à des hordes des paparazzis qui poursuivent leurs victimes dans la rue, à la sortie des concerts, à la sortie des restaurants et qui empêchent les personnalités connues de vivre tranquillement.

En revanche, les lieux privés des célébrités sont souvent protégés. Il y a même des actions légales et des sanctions pécuniaires contre les personnes qui violent la vie privée d’un individu. Néanmoins, les sanctions ne sont pas souvent comparables au prix des photos. Par exemple, en France, les sanctions pour “voler” des photos dans un lieu non public est de 45000 euros tandis que le prix d’une image peut doubler ou tripler ce chiffre très facilement.

Conséquemment, les célébrités sont traquées et leur vie privée devient presque inexistante. Il y en a de nombreux cas d’artistes ou de personnes publiques qui ont souffert d’un harcèlement qui a nui à leur vie. Par exemple, Justin Bieber, Diana Frances (Lady Di), Britney Spears ou Paris Hilton. Il est normal de voir des artistes qui marchent en cachant leur visage.

Lady Di photographiée par une horde de paparazzis

Effectivement, le désir démesuré pour “voler” la meilleure photo de l’artiste le plus connu amène souvent à violer la vie privée. C’est pourquoi les paparazzis sont stigmatisés. Ils sont vus comme “les chasseurs des célébrités”.