La photographie, le huitième art d’après le fameux artiste Victor Kepler, est l’une des activités artistiques les plus riches et flexibles. Il en existe plusieurs types auxquelles on peut s’initier et adopter comme loisir. Parmi eux, la photographie de rue est d’après moi l’une des meilleures pour sa praticité et son expressivité.
La vie d’un photographe de rue est assez complexe mais gratifiante. Pratiquée en amateur ou en professionnel, chaque “session” est unique et très différente. Ces caractéristiques rendent cette activité magique et riche. Elle permet d’interagir avec les sujets photographiés, d’extraire de chaque sujet son essence et sa beauté pour ensuite l’immortaliser dans une image.
Lors de ma courte vie comme photographe amateur, j’ai pu découvrir plusieurs domaines ou styles artistiques tels que la macrophotographie (prendre des images de sujets très petits comme des insectes ou des plantes), la photographie de paysages et celle d’architecture.
Cependant, la photographie de rue est celle qui me tient le plus à coeur. Être capable d’enregistrer la spontanéité de la vie quotidienne et les expressions naturelles des personnes est ce qui me passionne dans ce style photographique.
Plus on s’immerge dans la photographie de rue, plus on s’intéresse à capter la spontanéité des individus, ce qui amène finalement vers une pratique un peu obscure et socialement controversée: le vol de photos. Et on dirait que prendre des photographies dans la rue sans que les sujets ne s’en rendent compte est l’activité la plus facile du monde, mais la réalité est totalement différente. Le fait de capter l’image d’une personne et de l’enregistrer dans la mémoire de l’appareil photo nous rend responsables de cette dernière et nous oblige à l’utiliser avec sagesse. C’est pourquoi, il faut être réellement décidé pour voler une photo à un inconnu.
Toutefois, il y a un grand nombre de personnes qui protègent intensivement leur image et leur exposition aux medias, et pour qui le vol de photographies est une atteinte contre la vie privée. Mais, le vol des photographies est-il réellement un délit ? Est-il éthique de le faire ? Dans quelles circonstances est-il une activité artistique légitime ? Ce sont des questions qui reviennent souvent à mon esprit et que je considère importantes afin de réaliser correctement la photographie de rue comme loisir.